Le ministre des Finances Luc Frieden salue les résultats de l’exercice des "stress tests" sur le secteur bancaire, et plus particulièrement ceux concernant le Luxembourg, dont l’objectif a été d’évaluer la capacité de résistance du système bancaire en cas de forte dégradation de la situation économique en 2010 et 2011.
Cet exercice, portant sur 91 banques et groupes bancaires européens, dont les résultats viennent d’être publiés ce soir sous la direction conjointe du Comité Européen des Superviseurs Bancaires (CEBS) et de la Banque Centrale Européenne (BCE) contribuera substantiellement à restaurer la confiance dans le système bancaire européen. Les tests de résistance ont comme finalité d’évaluer la capacité de résistance des banques à des développements économiques et financiers défavorables.
Il ne s’agit pas de prévisions mais de simulations basées sur des hypothèses. En effet, les tests de résistance ont été effectués sur base de projections macro-économiques et de marché très détériorées : chute significative du PIB et chocs substantiels sur les expositions des banques aux risques souverains et sur les portefeuilles des crédits alloués au secteur privé.
Le ministre des Finances Luc Frieden se félicite tout particulièrement que les deux établissements financiers luxembourgeois qui ont participé directement à cet exercice, à savoir la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat et la Banque Raiffeisen, ont largement passé le "stress test" avec une marge significative par rapport au seuil de référence de 6% de ratio de solvabilité sur fonds propres de base en 2011. Il note avec satisfaction que les groupes bancaires européens BNP Paribas, Dexia, ING, BPCE et Caixa Geral De Depósitos, qui font partie des 91 banques européennes incluses dans l'échantillon de l'exercice sur une base consolidée et qui détiennent des parts significatives du marché luxembourgeois du crédit et des dépôts à travers leurs entités luxembourgeoises, sont également à même de résister aux chocs hypothétiques défavorables prévus dans le "stress test" européen. Les exigences des autorités de surveillance luxembourgeoises, marquées par la stabilité, la prudence et l’anticipation, se voient confirmées. La place financière de Luxembourg aura ainsi prouvé sa bonne résilience.
(Source: ministère des Finances)
"Die Stresstests waren glaubwürdig und sind auf eine fachgerechte, unabhängige und reguläre Weise durchgeführt worden", wird Juncker von der slowenischen slowenische Nachrichtenagentur STA zitiert. Er würde sich wünschen, dass alle Banken, die den Tests unterzogen waren, detaillierte Resultate veröffentlichen würden. Denn das würde "zur Glaubwürdigkeit der ganzen Übung beitragen”.
26 Juli 2010, Luxemburger Wort
Les résultats du stress test démontrent la résistance de Raiffeisen aux chocs économiques sévères simulés dans les différents scénarios. Même dans des conditions financières extrêmes, les fonds propres resteraient largement au-dessus du seuil minimum exigé.
Effectués au cours du mois de juillet 2010 auprès de 91 banques systémiques européennes, les stress tests ont pour objectif de vérifier la solidité des banques en temps de crise en simulant l’impact que pourrait avoir un choc extrême sur leurs fonds propres. Au Luxembourg, ces tests de résistance ont été menés auprès de la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat et auprès de la Banque Raiffeisen, banque coopérative à capital privé luxembourgeois.
Lors de ces tests, les superviseurs ont analysé l’impact potentiel, entre autres, d’une évolution défavorable du PIB et du marché de l’emploi ainsi que d’une détérioration brutale du marché obligataire privé et souverain, sur les fonds propres de la banque.
Ernest Cravatte, Président du Comité de Direction de la Banque Raiffeisen:
" Même dans les conditions extrêmes simulées lors de cet exercice, nos ratios de capitalisation ne sont que très marginalement impactés, les fonds propres restant largement au-delà des seuils minima exigés. Ceci n’a d’ailleurs rien d’étonnant, sachant que Raiffeisen a passé la crise financière en 2008-2009 - bien réelle - sans être directement impactée et n’avait à aucun moment besoin de faire appel au support de l’Etat.
Ce résultat vient confirmer notre approche traditionnellement prudente, inhérente à notre structure coopérative, qui se traduit notamment par trois éléments:
• Notre activité est essentiellement orientée vers le marché local dont la parfaite connaissance nous permet de développer notre fonds de commerce tout en menant une politique de risque conservatrice.
• Raiffeisen ne fait pas de trading pour compte propre, la banque est ainsi naturellement à l’abri d’une prise de risques excessive ayant pour seul but de maximiser la rentabilité à court terme.
• Le bénéfice réalisé par notre banque n’est pas distribué aux associés, mais sert systématiquement au renforcement de nos fonds propres. "
• La Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat (BCEE) a participé à l’exercice « EU wide stress testing » de 2010 coordonné par le Comité européen des contrôleurs
bancaires (CEBS) en coopération avec la Banque Centrale Européenne et la
Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF).
• La BCEE admet les résultats du stress test.
• Ce stress test vient s’ajouter à la gestion des risques et les programmes de
stress tests réguliers mis en oeuvre au sein de la BCEE au titre du Pilier 2 de la
réglementation Bâle II et des dispositions de la CRD1 telles que traduites dans
les circulaires CSSF 06/273, CSSF 07/317 et CSSF 10/450.
• Cet exercice a été réalisé en utilisant les scénarii, méthodologie et hypothèses
clés fournis par le CEBS (voir le rapport global publié sur le site Internet du
CEBS2). Suite au choc hypothétique retenu dans le scénario défavorable, le ratio
de fonds propres consolidé Tier 1 estimé devrait atteindre 11,5% en 2011 par
rapport à 11,4% à la fin 2009.
La Banque centrale du Luxembourg (BCL) se félicite de la publication par les banques des résultats de l’exercice de « stress test » 2010 qui a été conduit à l’échelle européenne sous l’égide du Conseil des Ministres des finances de l’UE (ECOFIN) et coordonné par le Comité européen des superviseurs bancaires (CEBS), composé des autorités de supervision bancaire et des banques centrales de l’Union européenne.
L’exercice s’articule autour de scénarios macro-économiques (scénarios de référence et défavorables) pour les années 2010 et 2011, qui ont été décidés de commun accord et développés en étroite coopération avec la Banque centrale européenne (BCE).
L’exercice comprend deux scénarios défavorables. Ces deux scénarios simulent un choc de la demande au niveau de l’Union européenne, partant de l’hypothèse d’une perte moyenne cumulée de 3% de croissance du PIB en 2010 et 2011. Dans le premier scénario, la courbe des taux s’aplatit suite à une augmentation de 125 points de base des taux d’intérêt à court terme et d’une croissance de 75 points de base des taux à long terme. Le second scénario, plus sévère, a été élaboré afin de prendre en considération la détérioration observée sur les marchés de capitaux depuis mai 2010. Ce scénario fait l’hypothèse d’un choc majeur sur les engagements souverains qui entraîne un élargissement des « spreads » moyens sur obligations publiques (comparé au rendement des obligations publiques allemandes) amplifié par une hausse proportionnelle des « spreads » moyens sur obligations publiques (comparé au rendement sur les obligations publiques allemandes) de 30 points de base.
L’impact de ces scénarios défavorables sur les ratios des fonds propres de base («Tier 1») des banques a été déterminé en utilisant les données relatives aux probabilités de défaut (« probability of default ») et aux pertes en cas de défaut (« loss given default »). Ces données ont été fournies par la BCE pour l’ensemble des pays de l’Union européenne. Une distinction a été faite entre les actifs émis par les établissements de crédit, les entreprises et le secteur privé.
L’étendue initiale de l’exercice a été élargie afin d’inclure non seulement les grandes banques transfrontalières au niveau consolidé, mais également les principales banques domestiques dans les pays de l’Union européenne. Compte tenu de son rôle dans le domaine de la stabilité financière et de l’importance du secteur financier luxembourgeois, la Banque centrale a introduit deux banques domestiques, importantes pour l’économie luxembourgeoise, sur la liste des banques ciblées par cet exercice.
L’exercice repose sur une estimation de divers paramètres internes, parmi lesquels la sensibilité des bénéfices et des dépréciations d’actifs aux variations du produit intérieur brut et aux variations d’autres paramètres macro-économiques. Sans s'écarter des règles définies dans les scénarios communs et des hypothèses fondamentales retenues au niveau européen, la Banque centrale a aligné la probabilité de défaut du Luxembourg à la moyenne des trois pays voisins. Par ailleurs, partant des variations relatives des actifs à risque pondérés, la Banque centrale approuve les ratios de solvabilité sur fonds propres de base, tels que publiés par les deux banques luxembourgeoises. Ces ratios se situent dans le scénario le plus défavorable, confortablement au-dessus du seuil de 6%, qui est la valeur de référence déterminée spécifiquement pour cet exercice.
23/07/2010 - Communiqué par la BCL
La participation de la CSSF à l’exercice du CEBS consistait à évaluer, sur base des dernières données prudentielles disponibles, les implications pour la solvabilité réglementaire de deux banques domestiques importantes, à savoir la Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat et la Banque Raiffeisen. Cette évaluation a été réalisée sur base des paramètres de risque définis conjointement par le CEBS et la BCE pour l'exercice en question.
Suivant les résultats établis par la CSSF, les deux banques sont à même de résister aux chocs hypothétiques défavorables prévus dans l'exercice du CEBS comme en témoigne leur ratio Tier 1 estimé qui demeure largement supérieur à la valeur de référence de 6%. En conséquence, la CSSF a décidé qu’aucune mesure de suivi additionnelle ne s’imposait dans ce contexte. Les résultats détaillés pour les deux banques luxembourgeoises sont disponibles à la section “EU-wide Stress Testing Exercise” sur le site Internet de la CSSF www.cssf.lu.
Au 31 mars 2010, la Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat et la Banque Raiffeisen ont représenté 5% du total des bilans des banques établies au Luxembourg. D'autres banques luxembourgeoises importantes, représentant 66% de la somme des bilans des banques luxembourgeoises, ont participé à l'exercice du CEBS à travers leurs groupes respectifs, soumis au stress test sur base de leur situation consolidée. De plus amples informations concernant les résultats du stress test de ces groupes bancaires sont disponibles sur le site Internet du CEBS à l'adresse www.c-ebs.org.
Les résultats de l’exercice « EU-wide stress testing » montrent que les groupes bancaires européens BNP Paribas, Dexia, ING, BPCE et Caixa Geral De Depósitos, qui font partie des 91 banques européennes incluses dans l'échantillon de l'exercice sur une base consolidée et qui détiennent des parts significatives du marché domestique du crédit et des dépôts à travers leurs entités luxembourgeoises, sont également à même de résister aux chocs hypothétiques défavorables prévus dans l'exercice du CEBS. Les entités luxembourgeoises de ces groupes bancaires sont BGL BNP Paribas, Dexia Banque Internationale à Luxembourg, ING LUXEMBOURG S.A., Banque BCP S.A. ainsi que Caixa Geral de Depósitos SA, Lisboa (Portugal), succursale de Luxembourg. Les actifs de ces institutions sont compris dans le total des actifs consolidés de leur maison mère.
23/07/2010 - Communiqué par la CSSF