Grand nombre de personnes au Luxembourg s’accordent à dire que le système luxembourgeois des pensions n’est plus viable à long terme. Une réforme drastique pour assurer la pérennité de nos pensions est donc vivement préconisée.
Le régime général de pension du Luxembourg repose sur un système d’assurance obligatoire. Il s'agit d'un système de répartition avec constitution d’une réserve obligatoire financée par voie de cotisations et fixée à 1,5 fois les dépenses annuelles.
Le système luxembourgeois consiste ainsi en un contrat intergénérationnel: les contributions des actifs financent les prestations des retraités. Le taux de remplacement moyen brut est de 85% et dépasse de loin celui des autres pays. Encore faut-il préciser que le Luxembourg doit sa richesse en grande partie à sa population active non luxembourgeoise et qu’il sera forcé à régler ses comptes tôt ou tard avec le départ en retraite de ces mêmes personnes.
Face aux nombreuses contraintes du système exigeant une croissance continue exorbitante de l’emploi et face aux réalités démographiques, le déficit du système des pensions luxembourgeoises est prévisible à courte échéance: le rapport entre le niveau des cotisations et des prestations ne pourra plus garantir les prestations actuelles sans réforme incisive.
Suite à de brefs échanges avec les partenaires sociaux au courant de l’année 2011, le Conseil de gouvernement a arrêté le 16 décembre 2011 un texte de réforme qui malheureusement ne répond pas aux exigences d’une réforme durable.
Tout en ignorant les réalités mathématiques, le gouvernement actuel aux opinions divergentes sur le sujet, n’a pas eu le courage de se lancer dans une réforme de fond ambitieuse. Ceci est dû notamment à certaines hypothèses de croissance économiques et d’emploi futures trop optimistes voire irréalistes.
Le texte, approuvé ce 20 janvier 2012, pourra tout au plus servir de campagne de sensibilisation où les principes du régime de pension actuel ne sont pas du tout remis en cause, à savoir:
La réforme ne traite pas du tout les problèmes suivants :
Comme l’UEL l’avait démontré dans son ouvrage "Une retraite pour tous" la réforme aurait dû être d’autant plus ambitieuse que les perspectives de croissance sont mauvaises.