Logo - ABBL

PwC Luxembourg révèle les résultats luxembourgeois de son étude « Global Private Banking and Wealth Management 2011 »

 

PwC Luxembourg révèle les résultats luxembourgeois de son étude « Global Private Banking and Wealth Management 2011 »

PwC Luxembourg vient de présenter les résultats 2011 pour le Luxembourg de son étude intitulée cette année « Anticipating a new age in wealth management» consacrée à la banque privée et à la gestion de patrimoine.

Publiée tous les deux ans depuis 1993, cette enquête couvrant cette année 275 institutions présentes dans 67 pays, montre que la gestion de patrimoine reste une activité très rentable, porteuse d’un important potentiel de croissance, à condition que les institutions aient la souplesse de s’adapter aux évolutions de la demande. Les banques luxembourgeoises participantes à l’édition 2011 représentent 40% des avoirs des banques privées au Luxembourg et couvrent la diversité des différents « business models » présents sur la Place.

Rima Adas, associée en charge des services au secteur bancaire et François Génaux, associé en charge des activités de conseil au secteur financier chez PwC Luxembourg ont souhaité apporter un éclairage luxembourgeois sur les résultats de l’étude.

Outre ces résultats locaux, l’étude aboutit à quatre conclusions majeures à l’échelle mondiale :

 

  • le client actuel est devenu plus prudent, avisé, moins fidèle, et attend un niveau de service excellent, couplé à une forte valeur ajoutée ;
  • la réglementation est devenue un sujet de préoccupation majeur qui risque de peser fortement sur les coûts dans un futur proche ;
  • les acteurs du secteur de la gestion de patrimoine vont devoir accroître leur efficacité opérationnelle, non seulement pour faire face à la concurrence, mais également pour survivre dans ce nouvel environnement ;
  • l’attentisme n’est plus une option, les institutions doivent réagir et adapter rapidement leur « business model » et leur offre de services sous peine de se retrouver dépassées par leurs concurrents.


Sur le marché luxembourgeois, cinq axes d’évolutions majeures ressortent de cette édition 2011.

Performance et changement

Même si les banques luxembourgeoises restent performantes, leur modèle d’affaire est sous pression :

56% des dirigeants luxembourgeois reconnaissent que leur organisation doit actuellement faire face à des changements majeurs dus aux contraintes réglementaires, concurrentielles et structurelles du secteur. Par comparaison, seulement 34% des banques dans le reste du monde considèrent être dans cette situation ;

les participants luxembourgeois sont plus performants en termes de coûts que leurs homologues dans les autres pays. En effet, 82% d’entre eux ont un ratio coûts/revenus considéré comme bas (en-dessous de 60%) - avec une moyenne de 52% - alors que 72% des participants au niveau global ont un ratio coûts/revenus élevé (au-dessus de 60%) – avec une moyenne de 71% ;

une grande majorité des réponses recueillies au Luxembourg souligne une anticipation de croissance modérée de leurs revenus, entre 5 et 10%, en 2011. Au contraire, les banques installées en Suisse, à Singapour et à Hong Kong anticipent une croissance de leurs revenus supérieure à 10% en 2011. Une question reste donc ouverte : les banques luxembourgeoises sont-elles particulièrement performantes ou n’investissent-elles pas suffisamment pour préparer l’avenir et risquent-elles de subir une concurrence accrue de ces pays ?


Marchés et clients
 

  • Au niveau mondial, les marchés qui anticipent une forte croissance en matière de gestion de patrimoine, se trouvent désormais dans les pays émergents, notamment en Asie.
     
  • Au Luxembourg, 87,5% des avoirs clients proviennent d’Europe de l’Ouest (un chiffre inchangé depuis 2009) et seulement 1% en provenance de l’Asie-Pacifique ;
     
  • Plus de la moitié des institutions interrogées ont l’intention de développer de nouveaux marchés dans les deux prochaines années.. La destination la plus prisée est l’Europe de l’Est  avec 47% des répondants luxembourgeois confirmant leur volonté forte de démarcher ces pays. Suivent ensuite la Russie (21%),  le Moyen-Orient (20%),  Hong Kong & Singapour (18%) et la Chine (7%).
     
  • Les attentes des investisseurs fortunés ont changé suite à la crise financière et les clients des banques luxembourgeoises ne font pas exception, nécessitant une adaptation des banques à cette nouvelle demande.
     
  •  La proportion de clients « New Money » est en forte augmentation sur la Place et atteint 40% en 2011 (contre 23% en 2007). Ces nouveaux clients sont plus proactifs dans la manière de gérer leurs affaires et plus exigeants en matière de services et de recherche de valeur ajoutée, ce qui se reflète par un pourcentage de 63% de clients considérés comme « actifs ou semi-actifs » dans la gestion de leur patrimoine ;
     
  • 54% des avoirs des banques proviennent de clients dont les avoirs dépassent 5 millions de dollars. Cette part est en augmentation au sein des banques luxembourgeoises (42% en 2007). Cette tendance reflète la montée en gamme de la clientèle en banque privée au Luxembourg, suite aux évolutions réglementaires et fiscales.                    


Gestionnaires de clientèle (CRMs) et ressources humaines

Le recrutement et le développement de gestionnaires de clientèle compétents est crucial pour renforcer l’offre de services des banques luxembourgeoises, afin de répondre à l’évolution de la clientèle et être en mesure de proposer des services personnalisés intégrant l’ensemble des solutions d’ingénierie patrimoniale qu’offre le Luxembourg.

  • 44% des participants luxembourgeois confirment éprouver de grandes difficultés à recruter des gestionnaires avec des compétences suffisantes en développement commercial. Ils insistent sur la nécessité de former les gestionnaires, mais également sur le besoin d’élargir le champ du recrutement pour embaucher des profils diversifiés et plus techniques ;
     
  • 56% des banques luxembourgeoises ont revu leurs modes de rémunération au cours des deux dernières années. Pour une majorité de banques, l’objectif principal était d’introduire une plus grande flexibilité dans les salaires et d’introduire plus de critères de performance.


Organisation et systèmes

Les participants se trouvent à différentes étapes de leur évolution opérationnelle. Beaucoup d’entre eux utilisent toujours des systèmes vieillissants ainsi que des processus trop manuels.

  • 47% des banques interrogées ont vu leur budget informatique augmenter afin de faire face aux évolutions réglementaires. Ces budgets informatiques ont surtout été concentrés sur l’évolution des outils de front office. 33% des banques au Luxembourg ont toutefois vu leur budget diminuer dans ce domaine ;
  •  Les banques luxembourgeoises continuent à avoir un faible recours à l’outsourcing (38%) alors que ces pratiques sont courantes pour leurs homologues suisses (71%).
     

Gestion des risques et réglementation

 

Le secteur de la banque privée dans le monde doit faire face actuellement à des changements réglementaires majeurs Les problématiques de transparence fiscale et de protection du consommateur, auront nécessairement un impact, tant sur la clientèle que sur les coûts opérationnels des banques privées. Dans ce contexte, les banquiers placent le risque de réputation comme premier risque pour leurs activités et considèrent que leur investissement dans les systèmes de gestion des risques leur permet de se protéger contre ce risque.
 

  • 86% des participants luxembourgeois ont revu leurs processus et leurs modèles de gestion des risques au cours des six derniers mois (contre 47% seulement des participants suisses), suite à l’arrivée de nouvelles règles notamment au niveau européen ;

     
  • Afin de répondre aux nouvelles exigences règlementaires, 88% des participants luxembourgeois ont amélioré les contrôles au niveau de leur front office, 81% ont mis en place des formations pour leurs employés du front office et 63% déclarent avoir abordé les problématiques de la transparence fiscale avec leurs clients.



« C’est un monde en pleine mutation auquel les banquiers privés doivent faire face aujourd’hui.  Non seulement l’environnement économique mondial mais aussi les besoins des clients et les contraintes réglementaires viennent remettre en question l’organisation, les systèmes et les services des banques de la Place », déclare François Génaux. « Il faut dès lors savoir prendre les bonnes décisions d’investissements et ne pas se reposer sur ses acquis dans ces périodes difficiles. Les banques luxembourgeoises bénéficiant encore de très bons résultats, d’un ratio coûts/revenus faible, sont idéalement placées pour se positionner au sein de leur groupe pour le futur…, mais il ne faut pas rater le train ! »
 

(Source: PwC Luxembourg)


                               

   
Share |

Subscribe to the ABBL Newsletter

 

Job offers

Financial sector job offers


Read more
Image - ABBL - Offres d’emploi