Lors d'une conférence organisée par l’IBF (International Bankers Forum) ce 30 novembre 2011, Walter Koob, KPMG, a dressé un bilan de l'année écoulée et fait part des perspectives pour le secteur financier.
Après avoir fait le point sur le contexte conjoncturel international que nous connaissons depuis maintenant trois ans, il est évident, comme l'a précisé Markus Postler, Président de l’IBF, dans son allocution de bienvenue, qu'"il y aura plus de questions que de réponses".
La crise de la dette dans la zone euro et par conséquent la participation au FESF (Fonds européen de stabilité financière), le renforcement des fonds propres des banques, les réformes structurelles et surtout la mise en place d'une panoplie de mesures règlementaires sont en quelque sorte les défis à affronter pour s'assurer de la pérennité de l'avenir de notre place financière.
Certes, des leçons ont été tirées de la crise US des subprimes, mais il n'en demeure pas moins que la compétitivité de notre place financière est mise en péril par:
Les banques de notre place financière doivent faire face à tous ces changements et anticiper certaines mesures pour rester dans la course; cette recommandation s'applique également pour l'industrie des fonds dont les compétiteurs sont de plus en plus nombreux au travers de nouvelles niches telles les fonds islamiques (Singapour et Londres) ou encore la distribution de hedge funds (Irlande et Iles Caymans).
A cet effet, il faut doter le secteur financier d'un système de gestion de risques efficace, d’infrastructures IT adaptées et d’un personnel qualifié via des formations ciblées et il faut surtout lui donner l’occasion de mettre en place un processus de régularisation fiscale.
Néanmoins il y a aussi de nouvelles opportunités qui s’offrent au secteur financier: à commencer par les activités de private banking qui vont permettre aux « family offices » de bénéficier d'un statut propre et la mise en place d'un cadre juridique dédié aux fondations privées/trusts.
Il est également prévu de réviser la loi relative à l’émission de lettres de gages qui pourrait consituer un avantage certain pour notre place financière.
Par ailleurs, l’intégration stratégique au sein des maisons-mères est indispensable pour promouvoir de nouveaux modèles de business et favoriser l'expansion de la clientèle internationale.
Bref, les banques luxembourgeoises doivent prendre conscience des défis à venir et mettre en place des processus adéquats afin d'optimiser leurs offres de services et produits financiers et surtout préserver leur place parmi les centres financiers les plus importants.
(Source: ABBL)